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TISSER DES LIENS AVEC
NOTRE HISTOIRE

Origine du nom de Caplan

Peut-être pas si mystérieux que ça finalement !

L’origine du nom de Caplan demeure mystérieuse, à cause des nombreuses hypothèses vraisemblables qui l’expliqueraient. Certains prétendent que le toponyme origine d’un Indien du nom de John Kaplan, d’autres affirment que les premiers colons anglais domiciliés dans la région désignaient la falaise par l’expression « Cap Land » et un autre soutien qu’il est emprunté aux petits poissons qui abordent les côtes de la baie des Chaleurs du nom de « capelan ».

Jean Caplan (John Kaplan est une traduction anglaise) était descendant de Guillaume Caplan de St-Nicolas de Graves, en Gascogne. Guillaume s’est installé dans la baie des Chaleurs en 1705. Il a épousé une Micmac qui lui a donné cinq enfants, quatre filles et un garçon Ambroise. Ce dernier s’est marié avec une Micmac vers 1720 et il serait l’ancêtre des Caplan dans la baie des Chaleurs.

Jean Caplan, son fils ou petit-fils aurait longtemps campé à l’embouchure sur la rive Ouest de la rivière. Sur les papiers de la construction de la chapelle à la Rivière Caplan en 1866, on parle de M. François Garant, meunier de la Rivière Jean Caplan.

Pour ce qui est des falaises « Cap Land », il semble que c’est plutôt les anglais qui confondaient Caplan prononcé en anglais et les caps…

Le poisson capelan…. Combien de fois avons-nous vu des capelans rouler à Caplan ? Assez pour appeler l’endroit en mémoire de ce poisson ? Surtout qu’au début l’endroit était appelé Rivière Caplan… le capelan, ça ne monte pas les rivières !

Et vous pour quelle hypothèse penchez-vous ?

Les premiers arrivants

Provenance des informations : LE LIVRE DU CENTENAIRE DE CAPLAN RECHERCHES GÉNÉALOGIQUES

La Municipalité de St-Charles de Caplan a été constituée le 10 mars 1874. Cette résolution est entrée en vigueur le 1er janvier 1875. En 1964, le toponyme St-Charles de Caplan a été abrégé pour ne conserver que Caplan, afin d’éviter les confusions dans le domaine postal avec d’autres municipalités de ce nom.
Bien que Caplan ait été fondé en 1875, son histoire avait débuté bien avant et déjà deux générations y avaient vu le jour.
Photo : archives municipales

Dès 1812, trois frères, Pierre (16 ans), Ambroise (14 ans) et Jean-Timoléon Babin (presque 12 ans), sont partis de Bonaventure pour venir s’installer à Rivière Caplan, appelé à l’époque la rivière à Jean Caplan. Jean Caplan (d’origine Française et Amérindienne) était installé sur la rive Ouest de la rivière. Pierre s’est installé du côté est de la rivière, Jean et Ambroise pour leur part se sont établis un peu plus à l’Ouest de la Rivière. Ils étaient tous les trois descendants de Joseph, fils d’Ambroise Babin et de Anne Cyr, une des 12 familles de réfugiés Acadiens qui étaient venus s’installer à Bonaventure en 1760.

Pratiquement au même moment (1812), deux canadiens français originaires de Québec se sont installés plus à l’Est de la Rivière Caplan. Germain Ouellet, qui n’a eu aucun descendant, et Jacques Brière. Ce dernier, arrivé de Cap Santé, s’était établi près de la plage du Village. Il est descendant de Jean Brière et Jeanne Grandin, tous deux arrivés de France et installés à Québec en 1666. Jeanne Grandin était arrivée comme fille du Roi.

En 1827, Damasse, Raymond et Frédéric Bourdages sont partis de Bonaventure pour venir s’installer à l’extrémité Ouest de la Rivière Caplan. Ils étaient tous les trois petits-fils de Raymond Bourdages, un personnage important pour Bonaventure.

Par la suite, plusieurs autres familles sont venues rejoindre les Babin, Brière et Bourdages. En 1855 Caplan comptait déjà au moins 300 âmes. Lors de la fondation en 1875, il y avait les Alain, Appleby, Arsenault, Audet, Bigaouette, Bernard, Bourque, Bujold, Cavanagh, Cyr, Dion, Ferlatte, Gallagher, Garant, Gauthier, Glazer, Hughes, Joncas, Leblanc, Lepage, Loubert, Poirier et Querry. Sans oublier les immigrants Écossais, Campbell, Colville, Kerr et MacLellan.

Avant 1875, la population était concentrée à la Rivière Caplan, on y trouvait la chapelle et la gare de train sur la route Dion.
Nos ancêtres sont à 55% acadiens et l’autre 45 % est partagé entre les Irlandais, les Écossais et les Français.

Érection canonique de St-Charles de Caplan

Avant 1872, tout le canton d’Hamilton était intercalé dans la paroisse de St-Bonaventure. Graduellement la population augmentait et il devenait fort difficile de remplir adéquatement ses obligations religieuses. L’idée de fonder une nouvelle paroisse du côté Ouest du canton Hamilton ayant fait son chemin et étant de plus en plus appuyée par une certaine pression populaire, les autorités ecclésiastiques acceptèrent donc cette pensée et l’érection canonique se fit le 20 décembre 1872. Caplan a été érigé sous le vocable de St-Charles, en l’honneur de saint Charles Borromée.

Toponymie

Noms utilisés par les Micmacs

Esitg (Rivière) – Variante traditionnelle autochtone
Gaplanewei Sipu (Rivière) – Variante traditionnelle autochtone
Rivière Caplan – Nom officiel

Origine et signification Esitg, ou Esitig, est un nom que les Micmacs utilisent pour parler de la rivière Caplan. Selon les sources, il signifie « situé à l’arrière, non sur le devant », ou « lieu pour se reposer », d’après l’expression esiteg.

Origine et signification Gaplanewei Sipu, ou Gôplaneoei sipo, est un nom que les Micmacs utilisent pour parler de la rivière Caplan. Il signifie « rivière Caplan [possiblement d’après le nom d’un Amérindien] ».

Gaplanji’jg (Municipalité) –
Variante traditionnelle autochtone

Caplan – Nom officiel

Origine et signification Gaplanji’jg, ou Gaplantjitjg, est le nom que les Micmacs utilisent pour parler de la municipalité de Caplan. Selon les sources, il signifie « petit poisson », ou « poisson ».

Guntew Gaqapitg (Ruisseau)
– Variante traditionnelle autochtone

Ruisseau Leblanc
– Nom officiel

Origine et signification Guntew Gaqapitg, ou Gonteo gagapitg, est le nom que les Micmacs utilisent pour parler du ruisseau Leblanc. Il signifie « ruisseau de la roche en surplomb ».

Source :
Fichier de format EXCEL intitulé Micmacs Copy of QC TOPONYMY_ APRIL 22 2010. Pacifique, Père F., O.M.I, « Le pays des Micmacs », publié dans le Bulletin de la Société de géographie de Québec, 1927.

Site de la Commission de Toponyme Québec

Le territoire

Les bornes de St-Charles de Caplan lors de sa fondation

Le territoire de la municipalité de Caplan est un arrondissement intercalé dans les cantons d’Hamilton et de New-Richmond. Ses bornes lors de sa fondation en 1875 furent les suivantes :

un territoire s’étendant sur un front de huit milles et ayant la profondeur des parties respectives des cantons de New-Richmond et d’Hamilton, dont il est formé, borné en front dans toute sa longueur, par le rivage de la baie des Chaleurs; à l’Est par la route dite Cyrille Lepage, sur le quarante-huitième lot dans le canton d’Hamilton, à l’Ouest, par un ruisseau traversant le chemin Royal sur le neuvième lot occupé par David Kerr dans le canton de New Richmond, et au Nord par les terres non arpentées de la Couronne ou le cordon extérieur desdits Cantons d’Hamilton et de New Richmond.

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